Premiers pas en Amazonie colombienne ​et volontariat dans un refuge pour singes

Categories AMERIQUE DU SUD, Colombie
Volontariat dans un refuge pour singes

Le bassin amazonien couvre 40% du continent sud-américain et pour la partie colombienne cela représente un tiers de la surface totale du pays soit 400 000 km2. Isolée du reste du pays par des milliers de kilomètres carrés de forêt vierge, Leticia est la porte d’entrée de l’Amazonie – côté colombien du moins – et vue du ciel s’apparente à un minuscule point perdu au milieu d’un océan de vert. Pour venir jusqu’ici pas d’autre choix que la voie des airs ou des eaux, il faut soit prendre l’avion depuis Bogota car aucune route n’existe à travers cette jungle épaisse, ou alors en bateau via l’Amazone si l’on arrive des pays frontaliers. Car Leticia à la particularité d’être situé à la triple frontière Colombie, Brésil (avec la ville voisine de Tabatinga) et Pérou (avec l’île de Santa Rosa). Ici les trois monnaies circulent librement, tout comme les habitants puisqu’il n’y a pas de poste-frontière et l’on peut donc aisément passer faire un petit tour dans les 3 pays en une journée sans même devoir présenter son passeport.

Amazonie vue du ciel

 

Bien qu’étant la capitale de l’Amazonie, Leticia n’est qu’une petite bourgade sans grand interêt, la vraie jungle commence à quelques heures de bateau de là, je me hâte donc d’aller acheter mon billet. Le lendemain, je demande plusieurs fois mon chemin pour trouver le quai d’embarquement du bateau. Les locaux me dévisagent ou plutôt scrutent mes pieds d’un air suspicieux, avant de m’indiquer la route : il faut traverser un pont puis marcher un bon quart d’heure dans un chemin très TRÈS boueux et glissant. Cette première étape ressemblerait presque à une épreuve de Fort Boyard où la règle serait de courir dans la boue (car évidemment comme toujours je suis en retard 😇) sans m’étaler ni faire tomber mon sac pour monter à temps dans la grosse pirogue. Ici la terre est argileuse et il pleut tout les jours, je comprends alors pourquoi la tenue officielle du coin est « bottes en caoutchouc » et la couleur marron du fleuve. Me voilà finalement arrivée à temps pour embarquer direction Mocagua où je vais faire un volontariat dans un centre de protection de singes. Deux heures de bateau plus tard (car nous avons été retardé pour dépanner un autre bateau dont le moteur était tombé en panne et qui dérivait selon le bon vouloir du fleuve) j’arrive enfin à destination au milieu de nulle part, en effet je suis la seule « gringo » à débarquer sur une sorte de radeau fixé au beau milieu du Rio…OK ???!! Moi qui m’attendais à être accueillie par le directeur de la fondation, je traverse un petit moment de solitude et gros moment de doute. Je demande à un colombien s’il sait comment traverser la rivière pour rejoindre la rive : challenge nº2 ! Heureusement, lui a prévu le coup en réservant à l’avance une petite pirogue qui finalement nous prend également, moi et une fillette colombienne. Aux commandes deux gamins munis de leurs lance-pierres autour du cou, tandis que celui âgé d’une dizaine d’année conduit l’embarcation avec en guise de moteur une débroussailleuse qui trempe dans l’eau (véridique…et ça fonctionne !!!) son petit frère écope l’eau (pas rassurant tout ça 😬). Ça tangue, on rase l’eau, j’ai déjà les pieds dans 5 cm d’eau et j’ai l’impression qu’on va chavirer à tout moment, j’ai des suées froides, j’imagine déjà tout mon matériel photo noyé dans l’Amazone, j’essaye de me rassurer en voyant le colombien serein avec son écran plasma tout neuf sur les genoux, je tente d’apprécier l’admirable travail du bois qui a été fait pour construire cette pirogue, mais rien n’y fait les minutes me semblent être des heures. On arrive finalement à bon port, enfin encore faut-il passer par un labyrinthe de pirogues garées et de poutres flottantes sans tomber dans l’eau (challenge nº3) avant d’arriver sur la terre meuble et boueuse.


Pirogue sur le fleuve Amazone

 

La fillette qui connaît la communauté de Mocagua m’amène devant la maison de la femme de Jhon, le directeur de la fondation, qui s’étonne de me voir ici, car elle avait compris que j’arrivais cet après-midi (la ponctualité ultra-décontractée colombienne et le signal téléphonique quasi inexistant n’aidant pas en effet !). Le village n'est pas très grand, mais je tombe déjà sous le charme de ses maisons dont les murs sont décorés avec des fresques colorées, de la végétation luxuriante et de l'accueil chaleureux de ses habitants. Le centre étant excentré, nous voilà parties pour 20 minutes de marche (toujours dans la boue) sous une chaleur et une moiteur d’enfer : challenge nº4 !

 

J’arrive trempée de sueur des cheveux aux orteils, mais ravie d’être ENFIN arrivée à bon port, de rencontrer ceux qui travaillent ici, les colombiens Jhon et Léoncio qui gèrent le centre et trois autres volontaires français. Je retrouve Guillemette et Greg deux français rencontrés à Medellin et grâce à qui je suis ici puisque c’est eux qui m’ont parlé de ce projet et je fait la rencontre de Clémentine qui sera ici pour un mois. Je découvre les lieux et leurs occupants : 7 singes séjournent ici en attendant d’être prêts à (re)vivre en liberté. Grâce à mon radar intégré mes yeux tombent sur une autre invitée dont on ne m’avait pas parlé : une migalle de « taille moyenne » nous dit Léoncio (elle fait quand même 15 cm de diamètre avec les pattes) et qu’il a affectueusement surnommé Ursula. Bref, challenge nº5 : cohabiter avec une tarentule. J’irai bien jusqu’à la prendre dans ma main (et oui, mon arachnophobie semble avoir complètement disparu !) pour tester si son poil est doux, mais notre coloc velue et surtout très vénéneuse. Le premier hôpital étant à Leticia, soit 3h de bateau et moult acrobaties, je m’abstiendrais de jouer les téméraires (d’ailleurs dans Fort Boyard ils leurs retirent leurs dards, pfff, trop facile !).

Tarentule en Amazonie

 

La fondation Maikuchiga, qui signifie “histoires de singes” dans le dialecte Tikuna, a été fondée en 2006 par Sara Bennett, une biologiste américaine, venue ici pour étudier les arbres et qui est finalement tombé amoureuse de ces créatures vivant dans les arbres. Elle a alors commencé à travailler avec les tribus locales de Mocagua, ensemble ils prirent conscience de l'importance de modifier leur pratiques de chasse en particulier et de pêche afin qu’elles soient plus durables. C'est là, qu'à commencé l'histoire de Maikuchiga, une petite organisation à but non lucratif qui gère un centre de sauvetage pour animaux orphelins et qui subsiste grâce aux quelques visiteurs et aux donations. Reprise par Jhon Vásquez, depuis que Sara a pris sa retraite, sa mission principale est de contribuer à la conservation de la biodiversité amazonienne, en protégeant les singes et en leur donnant une seconde chance de vivre en totale liberté, à l’état sauvage en les réintroduisant dans leur milieu naturel lorsqu’ils seront prêts. En tant que volontaires, notre mission est de prendre soin des singes et d’apporter une aide supplémentaire selon les compétences de chacun. En échange de ces quelques heures de travail par jour, nous sommes hébergés ici, dans cette immense maison isolée dans la forêt et surtout nous vivons une expérience hors du commun !

 

Les primates présents ici ont soit été récupérés suite à des perquisitions chez des particuliers qui détenait un singe comme animal de compagnie (chose illégale en Colombie) soit saisis par des ONGs luttant contre le trafic d’animaux exotiques. Après avoir identifié la race du singe et son habitat d’origine en Amazonie (Brésil, Colombie ou Pérou), l’ONG envoit l’animal dans le centre concerné. Maikuchiga étant la première et l'unique infrastructure de ce genre en Colombie, tous les singes dont le berceau est colombien sont envoyés ici. Je fais rapidement la connaissance de nos chers petits protégés.


 

Elena est aussi douce qu’un chat, moins difficile niveau nourriture et beaucoup plus câline (même carrément pot de colle avec les hommes d’âge mûr et transpirant…histoire de phéromones !). C’est pourquoi cette race là est malheureusement souvent recherchée pour en faire un animal de compagnie. C’était son cas, et suite à la perquisition grâce à une ONG elle est ici depuis 6 mois. Les singes laineux ou Churucos sont une espèce typique d’Amazonie, en grand danger d’extinction. Car si le premier prédateur du singe en Amazonie est l’aigle, le second est l’homme… En effet, les principales explications du déclin de ces singes s’expliquent en premier lieu par la déforestation et donc la perte de leur territoire pour se nourrir et se développer, mais aussi du fait de la chasse, même si aujourd’hui les populations indigènes ont acceptés de cesser cette pratique, anciennement ils les tuaient pour leur viande. En outre, cette espèce se reproduit très lentement (maturité sexuelle à 8 ans, gestation de 9 mois, un seule bébé à la fois au mieux tous les deux ans). Ils peuvent vivre jusqu’à 35-40 ans. Leur démarche et gestuelle ressemble vraiment à celle des humains, à l’exception que leur queue est préhensile et qu’ils l’utilisent comme un cinquième membre, aussi bien pour s’accrocher aux arbres, que pour attraper un fruit. Ils sont extrêmement habile avec et je trouve que ça ressemble un peu à une trompe d’éléphant.

 

D’un gabarit un peu plus petit, mais non pas moins actifs : Camélo, Juli et Chucho sont de la race dite Cappuccino. Ils ont entre 1 et 4 ans et ont une espérance de vie de 15-17 ans. Camélo, l’aîné de la bande, est le plus ancien résident du centre puisqu’il est arrivé il y a trois ans, mais c’est surtout l’enfant terrible de la maisonnée, qui invente chaque jour de nouvelles bêtises ! Juli et Chucho sont un peu moins turbulents et plus affectueux, mais attention de ne pas trop se fier à leur douceur, cela peut encore cacher une bourde. Car les Cappuccinos sont extrêmement intelligents et très habiles de leurs mains : ils savent ouvrir les portes, déboutonner/dézipper vos poches pour les fouiller, démonter un stylo, utiliser des outils… Nous devons donc redoubler de vigilance avec eux et surtout ne rien laisser à leur portée, ni se laisser attendrir par leurs câlins parfois intéressés !

 

Dans les plus calmes, il y a Mochiz, de la race singe écureuil, elle a été attaquée à 6 mois par un aigle (il lui manque une patte depuis) et récupérée par un pêcheur qui l’a ensuite amenée ici. Elle est très indépendante mais pas encore prête à revivre avec les siens, malgré ses tentatives de rejoindre un groupe de ses congénères sauvages, elle s’est faite rejetée, peut-être à cause de son handicap.

 

En attendant, c’est la grande amie de Paco, notre adorable singe nocturne qu’on croise malheureusement très peu, puisque par définition il vit de nuit. Mais quand il pointe son nez c'est pour nous regarder de ses immenses yeux sages. Lui, contrairement aux singes diurnes qui ont une vision semblable à la notre (diurne et en couleur), a ce sens là bien plus développé : il voit sans soucis de nuit et en couleur. Il a été sauvé du marché noir. Avec ses yeux de Chat Potté et son petit sourire en coin, je fond littéralement, c’est aussi un de mes préférés.

 

La seule qui est pour le moment en cage, c’est Pitufina, une femelle singe volant Saki, issue du braconnage également, elle s’est pris une balle dans la main, n’étant pas encore complètement remise de cette blessure, c’est pour cette raison qu’elle est en quarantaine. Apportée ici par une ONG il y a à peine deux mois, elle est encore très timide et ne descend que très rarement de son perchoir, à moins qu’on ne lui amène une sauterelle vivante bien fraîche : son pêcher mignon !

 

Dans leur milieu naturel ces singes mangent essentiellement des feuilles, des fruits, des insectes et des graines. En ingérant ces dernières, en les digérant et en les déféquant, certaines espèces comme le singe laineux ou le tamarin participent ainsi à la dissémination de la flore et au maintien de la biodiversité végétale amazonienne. Mais comme ici les singes sont rois, c’est nous qui leur préparons l’essentiel de leur alimentation. De ce fait, les journées commencent tôt, puisqu’avant même le lever du soleil, vers 5h-5h30 les singes tournent autour de nos chambres en faisant un maximum de bruit pour bien nous faire comprendre qu’il est temps qu’on se lève pour leur préparer le petit déjeuner. Les yeux encore gonflés par la courte nuit et les piqûres de moustiques on se met aux fourneaux : au menu boulettes de flocons d’avoine et lait. A peine le plateau posé que Camélo a déjà emporté trois portions sous ses bras, les autres n’ont qu’à être plus rapides, ici comme ailleurs c’est la loi de la jungle (je vous rassure on essaye de rééquilibrer la balance dans son dos ^^).

 

En plus de nos résidents permanents, d’autres petits singes de la race des Tamarins à manteau noir gravitent autour de la maison. Bien que ne faisant pas partis des « protégés de la fondation » et n’ayant ni prénom ni fiche signalétique. Il ont pris l’habitude de se montrer aux heures des repas et nous prévoyons donc toujours un peu de rab’ pour eux. Comme on est souvent tous réveillés, on enchaîne sur notre petit déjeuner à nous, puis les tâches ménagères (vaisselle, ménage, lessive). Jhon ou Léoncio arrive vers 9h et on se met alors tranquillement à nos diverses activités : rédaction/traduction pour Clémentine et Guillemette, bricolage pour Greg et photographie pour moi. A 11h, c’est déjà l’heure du déjeuner pour les singes, cette fois c’est fruits au menu : ananas, bananes ou papaye selon l’arrivage. Chaque jour des groupes (touristes ou scolaires) viennent visiter la fondation, si Jhon ou Léoncio sont là, ils assurent la visite et nous écoutons avidement leurs paroles, car tous deux sont de véritables encyclopédies concernant la faune et la flore en Amazonie. A 14h la fatigue se fait déjà sentir, on essaye alors de faire une petite sieste mais c’est souvent à ce moment là que Camélo met en œuvre les plans qu’ils a échafauder pour entrer dans nos chambres pour chaparder des choses ou faire le plus de boucan possible : arracher les grillages, claquer les portes et frapper sur le toit en tôle sont quelques-uns de ses passe-temps favoris. Bref, chaque jour il fait preuve d’imagination, d’habilité et d’intelligence, tandis que de notre côté le temps de repos se transforme en chasse aux objets volés et réparation des portes et murs de la maison. A 16h, c’est le dîner pour les singes (fruits de nouveau) et c’est quartier libre pour nous !

Coucher de soleil en Amazonie

 

On se prépare pour aller au village, traduisez on enfile nos bottes et notre veste de pluie et c’est parti pour 20 minutes de chemin bien boueux à travers la jungle en espérant que l’averse ne tombera pas à ce moment là. Car même si c’est encore la saison sèche, qui dure de juin à novembre, il pleut à verse plusieurs heures par jour, parfois même nuit et jour. Et force est de constaté que le niveau du fleuve est en effet bien bas puisqu’en face du village on peut voire une presqu’île de plusieurs mètres de hauteur où jouent les enfants. Partie de terre qui sera complètement submergée pendant la saison des pluies qui court sur les six autres mois de l’année, de novembre à juin. Durant cette période les rivières grossissent et les poissons sont plus abondants, certaines parties de la jungles sont inondées mais on trouve davantage de fruits. On fait un petit tour des tiendas (épiceries) pour faire nos courses, mais ne se faisant ravitailler qu’une fois par semaine les étals sont quasi vide, à part du riz, du pain, du thon en boîte et des bières, difficile de trouver autre chose à se mettre sous la dent. Puis on file admirer le coucher du soleil sur le bord du fleuve. Mais plus que la vue, c’est l’expérience sonore de la jungle qui est unique et indescriptible en images : le silence n’existe pas, on entend sans cesse un véritable concerto joué par les grenouilles et les cousins amazoniens du grillon.

 

Après ce spectacle sons et lumières, on retourne à la terrasse d’une tienda pour passer la soirée à discuter ou jouer au cartes autour de quelques verres. C’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la communauté de Mocagua. Ici, vivent quatre communautés indigènes distinctes : Tikuna, Yagua, Kokama et Huitoto, mais tout le monde parle en espagnol. On discute avec le père de Jhon qui tient notre « QG bar-tienda » et puis il nous montre comment il sculpte un bois typique d’Amazonie à la teinte rouge, qui provient de l’arbre Palo Sangre pour en faire les statuettes, des tabourets en bois et autres objets de décoration.

 

Et puis, c’est aussi l’occasion d’écouter les récits de Jhon concernant leurs expéditions dans la jungle en totale autonomie. Ils ont commencé à faire cela avec Sara, qui n’avait pas froid aux yeux avec ses 15 ans de vie dans la jungle, partant avec 30 à 60kg sur le dos, boussole en main, dans le but d’observer et d’étudier la forêt amazonienne et les singes. Dans une forêt aussi dense, avec les animaux et végétaux dangereux voire mortels auxquels il faut faire attention et les bruits constants qui résonnent de toute part, il y a de quoi perdre ses repères et devenir fou. Ce qui a été rapporté par certains aventuriers qui du fait dune perte totale de repère, finissent par avoir des hallucinations. Aujourd’hui, ces expéditions ont encore lieu chaque mois, les touristes les plus courageux sont les bienvenus moyennant une participation qui sert à autofinancer en partie cette expédition dont le but est toujours d’étudier les singes a l’état sauvage et de vérifier que leur population se maintient, notamment pour l’espèce du singe laineux en voie d’extinction. Nous on se contentera pour l’instant d’aller admirer les caimans et les migales en sirotant notre jus de pastèque au restaurant du village !

 

Il est déjà temps pour Guillemette, Greg et moi de quitter le centre après seulement quelques jours passés ici. Pour marquer le coup, la femme de Jhon nous prépare un délicieux repas amazonien composé de poisson fraichement pêché dans le fleuve et de patacones (chips de bananes plantain) et d’échanger encore sur les projets du centre et la préservation de l’Amazonie. Puisqu’à terme, le but est évidemment de réintroduire ces primates dans leur environnement naturel, une fois qu’ils seront assez grands et forts pour survivre dans la jungle, mais aussi suffisamment sociables (car à l’état sauvage, les singes vivent en groupe, parfois jusqu’à 80 individus pour la races des Cappuccinos !). Petit à petit chacun a leur rythme, ils deviendront plus indépendants, cueillant et chassant par eux-mêmes et ne prenant quasiment plus la nourriture qu’on leur propose. Puis ils tenteront de rejoindre un groupe de leur espèce vivant à l’état sauvage, s’ils réussissent à s’intégrer comme c’est souvent le cas, alors ils quitteront de leur plein gré définitivement le centre. Pourtant ils n’oublieront jamais leur passage ici et leur lien étroit avec l’homme, Jhon nous raconte qu’il lui arrive que d’anciens résidents en vadrouille dans le coin le reconnaissent et viennent le voir. C’est non sans un petit pincement au cœur que nous allons admirer une dernière fois le coucher de soleil si spécial ici en Amazonie.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Fundación Maikuchiga – Président de la fondation : Jhon Vásquez +57 311 8161948 (WhatsApp)

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