Fidji time…

Categories Fidji, OCEANIE

Les Fidji, ce sont plus de 500 îles en plein océan Pacifique au nord de la Nouvelle Zélande. Petit paradis sur Terre cet archipel offre un curieux mélange des cultures indienne (due aux indiens qui furent amené ici sous la colonisation britannique pour travailler dans les plantations de canne à sucre et de coco) et mélanésienne.

Dès mon atterrissage à l’aéroport de Nadi située sur l'île principale de Viti Levu, le changement est radical : 30ºC, chants fidjiens dans le terminal d'arrivée et fleur d'hibiscus dans les cheveux. Cool attitude, t-shirt et tongs sont de rigueur, l'hiver de Sydney est déjà loin derrière moi. Apres une courte nuit à potasser le Lonely Planet je dois me décider rapidement sur mon itinéraire, mais trop tard j'ai déjà raté le bateau à touristes et son fameux "Bula pass" qui vous emmène d'îles en îles et de resort en resort…tant mieux je voulais éviter ça !

Avec un couple de backpackers qui a choisit comme moi le voyage plus "authentique", nous partons loger chez l’habitant dans un petit îlot des Yasawas…avec 4h de retard. Ici on apprend vite que le temps qui passe est une notion abstraite et vous entendrez à tout bout de champ « Fidji time, Fidji time ». En route donc pour Lautoka, ville portuaire au Nord-est de Nadi où nous faisons le marché avant de charger courses, bagages et nous mêmes sur le petit bateau local. Après 3h de traversée et quelques bonnes vagues dans la figure, nous arrivons enfin sur l'île de Waya où nous sommes accueillis par Cherry notre hôte ainsi que quelques enfants du village, tout ce petit monde souriant jusqu'aux oreilles. La maison est toute simple mais je suis étonnée par leur complète autonomie : panneaux solaires pour l'électricité et énorme conteneur d'eau de pluie pour se laver comme pour boire, un jardin verdoyant avec cocotier, papayer et arbre à bread-fruit. Un petit tour de l'île, mon premier coucher de soleil fijien, un dîner local à base de bread-fruit du jardin sorte de grosse patate qui pousse dans un arbre, me voilà en complète immersion en terre fidjienne. Et ce soir on est invité chez un voisin à la cérémonie de kava boisson locale réputée pour ses vertus relaxantes. Ne vous attendez pas à la bouteille et aux verres, non tout se passe autour…d'une bassine ! On s'installe à même le sol autour du "chef" et on le regarde faire : les racines moulues de l’arbuste de kava, appelé aussi poivre enivrant sont placées dans un torchon, que l'on trempe et malaxe dans la bassine – comme on laverait son linge – la poudre ainsi imbibée produit une eau couleur de boue. Notre hôte est le premier à boire, puis le bol en coco est re-rempli et passé à chaque personne autour du cercle, on tape des mains une fois en recevant le bol, on dit «Bula ! » et on boit d’un seul coup avant de re-dire "Bula!" et de frapper trois fois des mains. Et ainsi de suite toute la soirée durant avec des devinettes et des jeux de cartes. Cherry est la plus entraînée du village, elle finira à 2h du mat' et c'est comme ça tous les soirs nous dit elle. Apres plusieurs verres le kava bien que non alcoolisé produit, nous explique telle des effets similaires, très détendu l'esprit divague et fait perdre sa lucidité. On dit aussi qu'il peut provoqué des mauvais rêves pendant le sommeil voire des hallucinations. Rien de tout ça pour nous cette nuit, en tant que novices on s'est contenté de deux bols chacun, sans effet notable.

Le lendemain, après une petite promenade sur l’île, il est déjà l’heure pour moi de repartir direction le Nord. Mes hôtes m’emmènent en barque au large de l’île, en pleine mer, d’où je grimpe sur le fameux gros bateau à touristes, cap sur Navati island. L’idée est d’aller le lendemain faire du snorkeling sur un spot fréquenté par des raies mantas. En attendant, le staff occupe les vacanciers avec des activités un peu trop Club Med à mon goût. Je me contente de profiter du cadre idyllique : hamacs, eaux turquoises, jardins verdoyants et il faut l’avouer la plage porte très bien son nom de « White sand beach ».  Le lendemain, j’ai hâte d’enfiler masque, tuba et palmes ! Après 30min de bateau, plouf l’eau est à parfaite température (27ºC), visibilité impeccable et de magnifiques coraux sous mes yeux, une tortue, un requin, mais aucune manta…l’eau est encore trop froide pour elles ! Tant pis, ce sera pour une autre fois, je quitte ce resort pour une autre île et une nouvelle immersion dans un village de pêcheurs.

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