La Grande Terre : entre brousse et lagon

Categories Nouvelle Calédonie, OCEANIE

Ma petite Clio de location chargée de tout mon matériel (tente, matelas, nourriture, eau…et machette !) je suis fin prête pour partir à la découverte du « Caillou », surnom affectueux donné par les Caldoches pour qualifier la Grande Terre, la plus grande île de l’archipel calédonien.

Ma première étape, à 150km au nord de Nouméa me donne déjà un bon aperçu des paysages de brousse. Je traverse des villages, peu de monde sur les routes et arrivée à Farino, au Parc des Grandes Fougères, je suis tout simplement la seule visiteuse.

Tant mieux, avec une telle quiétude j’aurais sans doute la chance de croiser un Cagou, l’oiseau emblématique de la Calédonie, qui a la particularité d’être incapable de voler. Me voilà donc partie pour une rando au milieu de 4535 hectares de forêt tropicale qui regroupe de nombreuses espèces de fougères, de toutes tailles et de toute formes.  En plus de ces « arbres fougères » qui donnent leur nom au parc, on trouve aussi des espèces de palmiers, de fougères endémiques, ainsi que des champs d’eucalyptus, qui me font penser aux paysages australiens.

 

En 4h de balade je ne croiserais absolument personne, pas même un cagou. Petite pause déjeuner sur l’aire de pique nique du site avant de reprendre la route en direction de Bourail. Outre le fait d’être un spot de surf, la plage de la Roche Percée est célèbre pour son « Bonhomme » un énorme monolithe de quartz, sculpté par les vagues. Le vent se lève et le ciel se couvre, dommage pour la baignade, je me contenterais du coucher de soleil, magnifique comme souvent en Calédonie. Quelques kilomètres de route pour atteindre le terrain de bivouac, un jeté de tente Quechua et quelques minutes plus tard me voilà déjà endormie. Ici le soleil ne se couche jamais très tard, même en été il n'y a pas de « longue » journée, alors sans lumière et sans distractions, on apprend vite à vivre à son rythme. 

 

Réveillée par le soleil et les bruit des vagues et après m'être battue plusieurs minutes pour replier ma tente « 2 secondes », je prends la route direction l'aérodrome de Koné. Youpi ! Moi qui adore être dans les airs, par tous les moyens possibles, je ne pouvais pas manquer ça. Je fais la connaissance de Michel, qui sera mon pilote pour ce vol, il veille à ce que je sois bien installée, du coup j’ai même le droit à un coussin réhausseur pour être certaine de ne rien loupé au spectacle. Essai casque et micro, choix de la playlist, moteur en marche et c’est parti pour un ce magnifique vol scénique d’une heure (45min en théorie mais mon pilote à été généreux !).

 

Il me  fait découvrir un panorama époustouflant : l’immense lagon formé entre le récif barrière et la terre calédonienne, tel un collier ce sont 800km qui enlacent l’île, préservant ainsi une biodiversité marine (végétale, animale et minérale) l’une des plus riches du monde. Ces accumulations millénaires de coraux s’amusent à dessiner des formes, ici on aperçoit comme une tortue, là on dirait des tâches de panthère bleue, plus loin le « Trou Bleu ».

 

Les couleurs sont absolument dingues et c’est tellement apaisant de survoler une telle merveille de la nature. Michel me demande si je ne suis pas malade en vol – Non ! – la partie de jeu peut commencer, en plus ce matin nous sommes les seuls dans les airs.

 

On vole un coup très bas en altitude, puis on remonte, tantôt s’inclinant franchement vers la droite, tantôt vers la gauche. Ca me permet de voir le paysage sous tous les angles et de prendre des photos, tout en prenant garde à ne pas passer un seul centimètre de e mon objectif par la fenêtre ou c’est l’appareil entier qui risquerait d’être aspiré. Et puis, assez vu de bleu, passons au vert !

 

Nous voici au-dessus du Cœur de Voh est l'un des emblèmes de Nouvelle Calédonie, il a été immortalisé par les célèbres clichés du photographe Yann Arthus Bertrand. Un cœur parfait dessiné par Dame Nature, une petite clairière de 4 hectares au milieu de la mangrove verdoyante bordant le lagon turquoise. Il est déjà temps d’atterrir, on survole les fameuses mines de nickel (principale richesse de la Calédonie et donc enjeu politique !) et le parc éolien, avant de se poser tout en douceur. Je repars avec des étoiles plein les yeux et l’envie de passer mon brevet de pilote…

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Douches et WIFI gratuits à la mairie de Farino !
Aire de camping gratuite de la Plage de Franco (au sud de Pouembout)
Vol en ULM à réserver auprès de l’Hôtel Hibiscus www.hotelhibiscus.nc/ulm

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